Centres de recherche - CIUSSS de l'Estrie - CHUS

Centres de recherche

Le CIUSSS de l’Estrie – CHUS est un établissement unique au Québec, car il est le seul à intégrer un centre hospitalier universitaire (CHU). Il compte trois infrastructures dédiées à la recherche, dont deux centres de recherche reconnus par le Fonds de recherche du Québec – Santé (FRQS), le Centre de recherche du CHUS et le Centre de recherche sur le vieillissement, et l’Institut universitaire de première ligne en santé et services sociaux.

On attribue à la mission universitaire un rôle clé pour améliorer et les soins et services et la performance globale de l’établissement. Ce rôle s’actualise par l’intégration des six volets de la mission universitaire tant au niveau des activités cliniques qu’administratives, soit :

  • enseignement;
  • recherche;
  • transfert des connaissances;
  • évaluation des technologies et des modes d’intervention (ETMI);
  • pratiques de pointe;
  • rayonnement.

Cette contribution repose sur de solides collaborations avec différents partenaires dont l’Université de Sherbrooke.

Les travaux des quelque 350 chercheurs du CIUSSS de l’Estrie – CHUS améliorent les outils professionnels et les soins et services aux usagers. En voici trois exemples. 

Le bon médicament au bon moment

Le bon médicament au bon moment

Les antibiotiques sont utilisés pour près d’un patient sur trois en milieu hospitalier. Or, la sélection d’une antibiothérapie nécessite une réévaluation périodique en fonction de l’évolution de l’état du patient, des tests de laboratoire, etc. Chez plusieurs patients, l’utilisation des antibiotiques s’avère sous-optimale.

L’équipe du Dr Louis Valiquette a mis au point le premier logiciel canadien de surveillance informatisée de la prescription d’antibiotique (APSS): ses algorithmes permettent de valider les prescriptions d’antibiotiques en fonction des données les plus récentes pour offrir un traitement approprié en tout temps. « Le logiciel augmente la qualité et la sécurité des soins dont les patients bénéficient », décrit Louis Valiquette, microbiologiste-infectiologue et chercheur au CRCHUS.

L’implantation d’APSS à l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke et à l’Hôpital Fleurimont a contribué à des économies en achats d’antimicrobiens de 350 000 $ par an, sur cinq ans. Commercialisé par Lumed (Sherbrooke), le logiciel a aussi été déployé au CIUSSS du Saguenay – Lac-Saint-Jean, et il le sera bientôt dans des établissements hors Québec.

La plate-forme d’APSS permet, en outre, d’accélérer la recherche en servant d’assise à deux projets visant l’amélioration de l’usage de vasopresseurs et la prise en charge des patients avec des infections sévères aux soins intensifs, ainsi que l’usage de médicaments en oncologie.

96 secondes contre la douleur

96 secondes contre la douleur

Quand on a mal, on l’exprime verbalement. Mais comment peuvent le faire des patients atteints de troubles neurocognitifs? Ils souffrent mais sont incapables de le signifier autrement que par des comportements souvent agités.

Confrontée à cette question dans les CHLSD de Sherbrooke, Monique Bourque, conseillère cadre clinicienne à la DSI, a interpellé le chercheur Guillaume Léonard du CdRV. Avec le soutien de la Fondation Vitae, leurs travaux ont permis de confirmer qu’un outil récemment développé, le PACSLAC-II, est rapide à remplir (96 sec.) et valide pour évaluer la douleur chez des personnes atteintes de troubles neurocognitifs.

Au fil de l’implantation dans les CHLSD de Sherbrooke, Monique Bourque a montré que le PACSLAC II aidait à mieux dépister la douleur des bénéficiaires. « L’ajout de simples analgésiques a permis d’améliorer le confort et de diminuer les comportements agressifs de plusieurs patients», commente Guillaume Léonard. Un programme de formation destiné à l’ensemble des CHLSD du CIUSSS de l’Estrie – CHUS est en élaboration.

Soutenir le lien père-enfant

Soutenir le lien père-enfant

Edwige Ducreux, chercheuse d’établissement à l’IUPLSSS, a mis au point et validé une grille d’évaluation permettant de qualifier cette relation à partir de sept indices. Grâce à cet outil, intervenants et cliniciens peuvent évaluer la relation père-enfant in vivo, en observant deux minutes de jeux libres entre un enfant et son père.

Depuis 2015, la chercheuse offre formation et supervision à des intervenants de la Direction du programme jeunesse afin qu’ils puissent adapter leurs interventions auprès des pères. La chercheuse utilise notamment l’approche vidéo-feedback qui permet de souligner les forces d’un parent pour augmenter son estime de soi, renforcer ses points forts et atténuer les faiblesses dans sa prise en charge de l’enfant.