Alzheimer : marcher pour avoir un cerveau en meilleure santé

jeudi 23 février 2017

La pratique d’activité physique serait bénéfique chez les personnes souffrant d’Alzheimer. Cela permettrait au cerveau de mieux fonctionner.


Alzheimer : marcher pour avoir un cerveau en meilleure santé

C’est bien connu, la pratique d’activité physique est bénéfique pour tous et à tous les âges. L’équipe du chercheur Stephen Cunnane a découvert que la pratique d’activité physique est aussi bénéfique chez les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer. Cela permettrait à leur cerveau de mieux fonctionner.

« Très grand consommateur d’énergie, le cerveau utilise principalement le glucose de notre alimentation comme carburant. Lorsqu’une personne souffre d’Alzheimer, le cerveau est moins bien capable d’utiliser le glucose, ce qui entraîne une carence en énergie et engendre les troubles de mémoire », explique Stephen Cunnane. La solution à ce problème énergétique? L’apport d’un autre carburant au cerveau, les cétones, qui pourrait compenser ce déficit en glucose.

La marche aide à stimuler les cétones

L’équipe de Stephen Cunnane a découvert que la marche peut stimuler la production de cétones, un dérivé des gras alimentaires ou corporels. Une étude a d’ailleurs été réalisée chez une dizaine de personnes souffrant d’Alzheimer à un stade léger. Elles devaient suivre un programme de marche supervisé de 15 à 40 minutes à raison de trois fois par semaine, pendant trois mois.

« Nous avons découvert que la pratique régulière de la marche permettait d’augmenter l’énergie utilisée au cerveau et semblait même améliorer le score à certains tests cognitifs, dont celui sur la vitesse de traitement de l’information », affirme Stephen Cunnane.

 

Publication dans une revue renommée

Ces résultats prometteurs ont été publiés récemment par Christian-Alexandre Castellano, membre de l’équipe de Stephen Cunnane, dans la revue Journal of Alzheimer’s disease.

Profils des chercheurs reliés à l'étude

  • Stephen Cunnane, Ph. D., Chercheur au Centre de recherche sur le vieillissement du CIUSSS de l’Estrie – CHUS et professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke

Collaboration fructueuse

 

Cet article est le fruit de plusieurs années de recherche et l’aboutissement d’une étroite collaboration entre plusieurs médecins et chercheurs du Centre de recherche sur le vieillissement du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, dont :

 

  • Isabelle Dionne, professeure-chercheure à la Faculté des sciences de l’activité physique de l’Université de Sherbrooke.
  • Dre Nancy Paquet et Dr Éric Turcotte, tous deux nucléistes à l’Hôpital Fleurimont du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, chercheurs au Centre de recherche du CHUS et professeurs à la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke.

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