Agence de Santé et Services Sociaux de l'Estrie
   
   
   
   

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Dépendances - Jeux de hasard et d’argent


Les jeux de hasard et d’argent se définissent comme des activités de pari dont le résultat repose sur le hasard. On retrouve plusieurs types de jeu qui entrent dans cette définition, dont les loteries, les bingos, les loteries vidéos, les différents jeux de casino (cartes, machines à sous), les paris sportifs, les courses de chevaux et, depuis quelques années, les jeux sur Internet.

Depuis la naissance de Loto-Québec en 1969, l’accessibilité des jeux de hasard et d’argent est en perpétuelle croissance. L’ouverture de trois casinos (Montréal en 1993, Charlevoix en 1994 et celui du Lac-Leamy en 1996) contribue à cet accroissement de l’offre de jeu sur le territoire québécois. Malgré la mise en place de mesures visant à contrer le développement d’habitudes de jeu pathologique (loi concernant les mineurs, retrait de machines de loterie vidéo, système de régulation pour des habitudes de jeu responsables sur les appareils de loterie vidéo, formation et sensibilisation auprès des différents partenaires, etc.), on constate à la fois une augmentation de l’offre de jeu et du nombre de joueurs.

Trois facteurs principaux encouragent le développement de cette industrie : le jeu constitue une source de revenus pour le gouvernement; il contribue au développement de l’industrie touristique, et l’offre de jeu se diversifie énormément et devient accessible et attrayante pour une clientèle de plus en plus large.

Au cours des douze derniers mois, environ 81% de Québécois ont participé à au moins un jeu de hasard et d’argent, et 2 % de cette population est  prise avec un problème de jeu. En Estrie, cela signifie que 189718 personnes adultes s’adonnent aux jeux de hasard et d’argent et que, sur ce nombre, 3224 personnes éprouvent des problèmes en lien avec les jeux.

Quelques faits saillants

  • Depuis 1980, l’Association américaine de psychiatrie reconnaît le jeu pathologique comme une maladie et le définit comme un trouble psychologique. Au Québec, annuellement entre 6000 et 7000 nouvelles personnes répondraient aux critères diagnostiques de ce trouble.

  • Les loteries-vidéos sont les jeux qui créent le plus de dépendance chez une plus grande proportion de joueurs : 30% des joueurs de machines à sous sont des joueurs problématiques ou pathologiques.

  • Plus le jeu devient problématique, plus il a des chances de toucher des personnes à revenu faible, peu scolarisées, isolées, et vivant ou ayant vécu d’autres problèmes de santé.

  • De nombreuses études démontrent le lien entre les problèmes de jeu et la dépression, l’alcoolisme et la toxicomanie, et les tentatives de suicide.

  • Lorsqu’un individu a un problème de jeu, on estime que 10 à 17 personnes autour de lui sont affectées par le problème à des niveaux divers.

Vocabulaire

Plusieurs mots servent à désigner une personne qui éprouve des problèmes à contrôler ses habitudes de jeu. Le terme le plus utilisé par les psychologues, les psychiatres ou les autres intervenants du réseau de la santé et des services sociaux est « joueur pathologique ». Dans les milieux d’entraide, par exemple « joueurs anonymes », on parle plutôt de « joueur compulsif ». À l’occasion, on entend ou lit « dépendant au jeu », « joueur excessif », ou encore « avec un problème de jeu ». Toutes ces expressions sont interchangeables et font référence à une personne qui a perdu le contrôle face à ses habitudes de jeu.

L’outil DÉBA-jeu : auprès des adultes

But de l’outil

Le DÉBA-jeu permet d’orienter les personnes vers un niveau de service approprié à la sévérité de leurs problèmes avec les jeux de hasard et d’argent.

Utilisateurs

Tous les intervenants qui rencontrent des usagers pouvant présenter un problème lié à la pratique des jeux de hasard et d’argent.

Description

Ce questionnaire évalue le degré de dépendance envers le jeu et les conséquences négatives.

Temps de passation

La durée de passation est de 10 minutes environ.

Exigence de formation

Une formation est fortement recommandée.

Avantages

Il est rapide et facile à utiliser.

Pertinence au plan clinique

Il facilite la décision clinique pour orienter les personnes vers un niveau de service approprié.


Cliquez ici pour en savoir plus sur cet  outil.

Campagne régionale de prévention 2008

En 2008, l’Estrie a connu une campagne de sensibilisation aux risques liés à la pratique des jeux de hasard et d’argent, dont le thème était : « Vous connaissez le jeu… quelques gagnants, des millions de perdants. »

Le but de cette campagne est de sensibiliser la population à la problématique du jeu pathologique, aux problèmes découlant de celle-ci et aux services disponibles dans la région.

De la mi-octobre 2008 à janvier 2009, des panneaux d’affichage aux grandes intersections de la ville, ainsi que des affiches dans les abribus diffuseront ce message qui se veut un rappel de la réalité des jeux de hasard et d’argent : des millions de perdants pour quelques gagnants…

Documentation

État de situation sur les jeux de hasard et d’argent en Estrie (2005)

Plan d’action gouvernemental sur le jeu 2002-2005

Partenaires

Les centres de santé et de services sociaux (CSSS), à l’intérieur des services courants, peuvent dispenser certains services au joueur ou à ses proches, en lien avec les conséquences les plus fréquentes liées au jeu :

  • le stress et les tensions dans la vie de couple ou familiale;
  • les difficultés financières et le besoin de se faire aider à ce chapitre (le CSSS connaît les ressources de son milieu à cet effet);
  • les troubles de l’humeur et les tendances dépressives;
  • etc.

Pour des services plus spécifiques ou spécialisés en regard de la pathologie du jeu, le Centre Jean-Patrice-Chiasson/Maison-Saint-Georges (centre public de réadaptation en toxicomanie) a des intervenants spécialisés sur le jeu et un programme pour les joueurs pathologiques.

À Sherbrooke, il faut s’adresser au Centre Jean-Patrice-Chiasson/Maison-Saint--Georges en composant le 819 821-2500.

Dans les autres MRC, le Centre Jean-Patrice-Chiasson a  un intervenant dans le centre de santé et de services sociaux local :

  • CSSS des Sources

819 879-7151

  • CSSS de la MRC-de-Coaticook

819 849-4876

  • CSSS du Granit

819 583-0330

  • CSSS du Haut-Saint-François

819 877-3434

  • CSSS du Val-Saint-François

819 826-3781

  • CSSS de Memphrémagog

819 843-2572

Pour connaître la liste des ressources existantes partout au Québec, consultez le répertoire des ressources en dépendances au Québec.

Pour poser vos questions et obtenir de l’information au sujet du jeu et des problèmes, que vous soyez intervenant, joueur ou proche d’un joueur :

Jeu : aide et référence
Service bilingue, gratuit, confidentiel, anonyme
24 h / 24 h et 7 jours sur 7
514 527-0140 ou 1 800 461-0140

En Estrie, des organismes communautaires (1 par MRC) se sont engagés dans l’aide et le soutien aux proches des joueurs, même (et surtout) lorsque ceux-ci n’ont pas encore entrepris de démarche pour régler leur problème de jeu.

Liens utiles

Centre québécois d’excellence pour la prévention et le traitement du jeu (Université Laval)

Jeu compulsif info

Ministère de la Santé et des Service sociaux du Québec

ToxQuébec