COVID-19

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Portraits d'employés en protection de la jeunesse

Marylène Pomerleau, spécialiste en activités cliniques

Deux rôles, un même intérêt : celui des enfants

Depuis trois ans, Marylène Pomerleau est spécialiste en activités cliniques dans l’équipe réception et traitement des signalements (RTS).  Elle cumule 23 années d’expérience comme intervenante en protection de la jeunesse. Sa grande expérience l’aide à réaliser son rôle qui est d’offrir du soutien clinique et du coaching aux membres de son équipe, en lien avec la cueillette d’information et les décisions concernant les signalements reçus.

Pour prendre une décision éclairée, Marylène revoit les dossiers pour bien évaluer les faits, la vulnérabilité de l’enfant et la capacité des parents à assumer pleinement leur rôle avec les ressources dont ils disposent dans leur milieu. C’est un métier sur la ligne de feu, car il faut prendre les meilleures décisions dans l’intérêt de l’enfant en suivant les règles de la loi.

« Je suis une fille d’action, j’ai la protection des enfants tatouée sur le cœur et je continuerai de travailler à les protéger, tous les jours », exprime Marylène.

Nancy Lapierre, intervenante en application des mesures

Un soutien aussi long que nécessaire

Nancy Lapierre est agente de relations humaines, intervenante à l’application des mesures à Lac-Mégantic. Depuis 13 ans, elle accompagne des familles pour lesquelles la sécurité et le développement de l'enfant ont été déclarés compromis, notamment en lien avec des situations de négligence, de mauvais traitement psychologique, d'abus ou de troubles de comportement.

Elle rencontre les familles régulièrement, l'intensité variant selon les besoins de l'enfant.  La durée des services offerts, par le biais de mesures volontaires ou judiciarisées, est généralement de six mois à quelques années. Nancy leur apporte aide, conseil et assistance en travaillant les objectifs du plan d'intervention convenu avec l'enfant et sa famille. 

« C’est un travail exigeant, mais je sens que j’aide à apporter des changements positifs, que j’ai un rôle d’adulte bienveillant auprès des enfants et des adolescents. Nous soutenons souvent les familles les plus vulnérables de la société; la théorie des petits pas nous aide à nous centrer sur chaque succès », relate Nancy.

Johana Côté, travailleuse sociale

Premier contact pour les familles à la suite d’un signalement

« On se retrouve en situation d’urgence, face à des gens en grande difficulté. Les familles n’ont pas choisi de faire appel à nous. Il faut avoir beaucoup de respect et d’empathie et juger la situation et non les personnes. Nous sommes là pour requalifier des parents et non pour les disqualifier. Cette nuance est importante. »

Avec doigté, la travailleuse sociale réussit à créer une relation de confiance.

« Souvent la crise – qui mène à un signalement – servira de levier », remarque-t-elle.

Si les gens collaborent et adhèrent au plan d’intervention, les changements opéreront car ils auront du sens pour eux. De pouvoir faire une différence nourrit son engagement et sa passion dans son rôle pour soutenir les familles et les enfants.

Marc Lecourtois, psychologue

Marc Lecourtois travaille auprès des jeunes de 5 à 18 ans et de leurs parents au CLSC Notre-Dame à Granby depuis plus de dix ans. Que ce soit dans le cadre du programme de santé mentale jeunesse ou de celui des jeunes en difficulté, une des choses qu'il apprécie particulièrement est de voir des parents et leur enfant devenir très complices dans son bureau alors qu’ils éprouvaient des difficultés à communiquer à l’origine.

« Je sais également que j’ai eu un impact significatif sur une vie lorsqu'un espoir de changement quasi inexistant devient, en cours de route, des plans pour la vie future et le développement d’une estime de soi plus forte chez un jeune. Ça n’a pas de prix pour un psychologue comme moi », mentionne-t-il.

Marc a aussi été superviseur de stages ainsi que formateur et conférencier sur la problématique des troubles anxieux chez les enfants. Il est présentement spécialiste en activités cliniques pour l'équipe Jeune en difficultés et chargé de projet pour travailler sur l’offre de services des équipes de santé mentale jeunesse.

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Katherine Picarou et Marc-Olivier Proulx, psychoéducateurs

Katherine Picarou et Marc-Olivier Proulx sont psychoéducateurs dans l’équipe de réadaptation externe en protection de la jeunesse, elle depuis quatre ans et lui cinq ans. Ils ont développé en 2018 un nouveau programme nommé Des grands et des petits. Ce programme intensif de 13 semaines, offert depuis janvier 2019, alterne des rencontres à domicile et des rencontres de groupe avec des parents et leurs enfants âgés de 6 à 12 ans. Il vise à aider les parents dans leurs pratiques parentales avec leurs enfants en cas de troubles de comportement ou de situation de négligence, et ainsi éviter qu’ils aient à être placés en famille d’accueil ou en centre de réadaption par exemple.

Le programme est novateur par sa formule où les méthodes apprises en atelier par les parents et les enfants sont reprises à la maison avec l’aide des mêmes intervenants que pour les ateliers, de façon individuelle, pendant trois mois intensif. Les psychoéducateurs sont donc présents une fois par semaine ou plus aux moments-clés que représentent les routines du matin et du soir, par exemple. Selon les deux psychoéducateurs et les commentaires reçus des participants (voir témoignage de Steve), cette formule répond bien aux besoins des parents. Ceux-ci se sentent mieux habilités dans leurs interactions avec leurs enfants et le suivi en réadaptation a pu prendre fin. De plus, il n’y avait pas de rencontres de groupe pour les parents accompagnés de leurs enfants de 6 à 12 ans alors Katherine et Marc-Olivier sont fiers de maintenant faire une différence pour ces familles, de leur donner la chance d’écrire une nouvelle histoire.

Les psychoéducateurs qui travaillent en jeunesse soutiennent les parents dans leur rôle pour bien encadrer, rassurer et éduquer leurs enfants, et apprennent aux enfants à bien communiquer et gérer leurs émotions. Pour travailler avec cette clientèle, les psychoéducateurs mentionnent qu’il faut être à l’aise avec les jeunes et les parents, qui souvent ont eu un passé difficile. Il faut être capable d’évaluer les forces et les défis des parents et des enfants, de donner des exemples concrets pour améliorer des situations problématiques, savoir motiver les personnes à essayer des changements et pouvoir souligner les progrès. Avoir le goût d’aider est un prérequis.

« Ma plus grande récompense est lorsque je vois que les liens se sont resserrés entre un parent et son enfant, qu’il y a de l’espoir pour la suite. », explique Katherine.

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