Moins d’antipsychotiques pour les aînés en CHSLD

vendredi 01 décembre 2017

Le Québec lance une démarche visant à optimiser les pratiques, les usages, les soins et les services – antipsychotiques (OPUS – AP)



Au Québec, entre 40 et 60 % des aînés hébergés prennent des antipsychotiques sans avoir reçu un diagnostic de psychose, alors que 5 à 10 % seulement en auraient réellement besoin. OPUS-AP a pour objectif de réduire l’utilisation des antipsychotiques pour les résidents centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), en favorisant plutôt des approches non pharmacologiques. La récréothérapie ou la musicothérapie sont des exemples des alternatives aux médicaments.

Dans les provinces canadiennes où cette approche est déjà utilisée, on observe une réduction de 54 % de l’usage des antipsychotiques, de 20 % des chutes, de 51 % de la violence physique et verbale et de 22 % de la résistance aux traitements. Devant un tel succès, le CIUSSS de l’Estrie – CHUS et le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec ont sollicité le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et la FCASS pour soutenir la démarche québécoise.

« En connaissant mieux l’histoire des résidents, on peut agir positivement sur leur comportement. Par exemple, lorsque j’ai découvert qu’un de mes résidents avait écrit des poèmes dans sa vie, je me suis mis à lui en lire des parties lorsqu’il était agité, et j’ai pu gagner sa collaboration à ses soins. » Témoignage d’un préposé aux bénéficiaires

 

Au Québec, 24 CHSLD participent à la première phase d’OPUS – AP; les autres emboîteront le pas progressivement d’ici 2021.


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