Signalement à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ)

Quoi faire AVANT de signaler?

Évaluez toutes les options. Il se pourrait que l’enfant et sa famille aient plutôt besoin de services.


Si le jeune vit des difficultés psychologiques et/ou sociales tels qu'anxiété, consommation de drogues et d’alcool, déprime, difficultés d’adaptation, crise familiale, etc.

  1. Appelez d’abord Info-Social au 811, option 2 (disponible 24 h/24, 7 j/7)
    *En cas d’idées suicidaires, composez le 1 866-APPELLE (277-3553)
  2. Communiquez avec l’accueil psychosocial du CLSC. Trouvez les coordonnées : santeestrie.qc.ca/CLSC.

Pour connaître les services offerts aux jeunes et leur famille, visitez santeestrie.qc.ca/famille

La sécurité ou le développement d’un jeune vous inquiète?


Voici quelques exemples de situations pour lesquelles un signalement doit être fait. 

  • Mauvais traitements physiques, psychologiques ou agression sexuelle
  • Négligence grave ou abandon
  • Exposition à de la violence conjugale
  • Sérieux problèmes de comportement (tentative de suicide, fugue, délit, etc.) non pris en charg

Pour faire un signalement*, appelez au 1 800 463-1029
(sans frais, disponible 24 heures par jour, 7 jours par semaine)

* Avant votre appel, assurez-vous de pouvoir fournir toute l'information : Aide-mémoire pour signaler un enfant 

Des réponses à vos questions

Quel est le rôle de la DPJ?

La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) est chargée de l’application de la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ). Cette  loi s'applique aux enfants qui vivent des situations compromettant ou pouvant compromettre leur sécurité ou leur développement. Il s'agit d'enfants que l'on considère en grande difficulté et en besoin de protection.

L’intervention de la DPJ auprès d’un enfant et de ses parents doit viser à mettre fin à la situation qui compromet la sécurité ou le développement de l’enfant et à éviter qu’elle ne se reproduise, et ce, dans l’intérêt de l’enfant et dans le respect de ses droits.

Dans quelles situations dois-je faire un signalement?

Si vous êtes témoin, recevez des confidences de l’enfant ou suspectez l’une de ces situations : 

  • Négligence
    • Par exemple : l’enfant manque de nourriture, n’est pas habillé correctement selon la saison, n’est pas soigné lorsqu’il est malade ou blessé. Compte tenu de son groupe d’âge, l’enfant manque de stimulation sur les plans langagier, moteur, social ou intellectuel.
  • Mauvais traitements psychologiques
    • Par exemple : L’enfant dit souvent qu’il est bon à rien. L’enfant verbalise être témoin de scènes de violence entre ses parents et/ou les adultes de son milieu de vie. Les parents rabaissent souvent l’enfant.
  • Abus sexuels
    • Par exemple : L’enfant dit avoir été victime de gestes sexuels. Il adopte un comportement sexuel précoce. L’enfant dit qu’un de ses parents ne respecte pas son intimité personnelle.
  • Abus physiques
    • Par exemple : Le corps de l’enfant présente des traces de coups, des lésions, des bleus inexpliqués. L’enfant dit que ses parents ont blessé un autre enfant de la famille.
  • Abandon
    • Par exemple : l’enfant ne vit plus avec ses parents et n’a pas de domicile fixe.
  • Troubles de comportement sérieux
    • Par exemple : L’enfant est souvent agressif et violent, il n’arrive pas à se contrôler. L’enfant fugue sans cesse. Les parents ont démissionné face aux comportements de leur enfant.
  • Fugue
  • Non-fréquentation scolaire
    • Par exemple : Les parents de l’enfant ou la personne qui en a la garde ne prennent pas les moyens pour que l’enfant fréquente l’école.
  • Exposition à la violence conjugale
    • Par exemple : L'enfant est exposé à de la violence entre ses parents ou l'un de ses parents et une autre personne avec qui le parent a une relation intime.

Obtenir davantage d’exemples/d’indices à surveiller.
 

Lors du signalement, quelles informations me seront demandées?

  • Votre nom et vos coordonnées.

Ces renseignements demeureront confidentiels et ne pourront être dévoilés. Bien qu’un signalement puisse être anonyme, connaître l’identité de la personne qui signale une situation facilite la tâche du DPJ lors de l’évaluation. Par exemple, cela permet d’obtenir de l’information additionnelle sur la situation de l’enfant.

  • Tous les renseignements que vous connaissez et qui permettent d’identifier l’enfant.
  • Les raisons qui vous portent à croire que la sécurité ou le développement de l’enfant peuvent être compromis.

Pour ne rien oublier lors de votre appel, consultez l’Aide-mémoire pour faire un signalement
 

Si je signale, est-ce que mon identité va demeurer confidentielle?

Oui, l’identité de la personne qui signale demeure confidentielle. Cela est inscrit dans la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ). Même si l’appelant s’identifie au moment du signalement, son identité ne sera pas dévoilée sans son consentement.

De plus, selon cette même loi, aucune poursuite en justice ne peut être entreprise contre une personne qui a fourni de bonne foi des renseignements lors d’un signalement.

Que se passe-t-il une fois le signalement fait?

Vous travaillez dans un milieu scolaire ou un service de garde éducatif à l’enfance?

Consultez les boîtes à outils spécialement conçues pour vous : 

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