Santé des jeunes estriens au secondaire

jeudi 28 février 2019 | Actualités

Certains problèmes de santé mentale et d'adaptation sociale des jeunes estriens augmentent au fil des ans.



Près d’un adolescent sur trois présente un niveau élevé de détresse psychologique en Estrie. L’anxiété, la dépression ou les troubles alimentaires guettent aussi les jeunes de la région.

C’est le constat qui se dégage des résultats de la deuxième édition de l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire (EQSJS). La première édition, qui avait eu lieu en 2010-2011, présentait un portrait plus reluisant pour nos jeunes.

Une vingtaine de thématiques sont abordées dans ce questionnaire qui a été rempli par 5000 répondants, soit un taux de réponse de 92 %. Parmi les thématiques abordées, on retrouve entre autres : la détresse psychologique, l’anxiété, le poids, l’alcool et le cannabis.

Augmentation de la détresse psychologique

  • 29 % des jeunes vivent de la détresse psychologique. En 2010-2011, la proportion était de 21 %
  • 39 % des filles se situent à ce niveau, comparativement à 19 % chez les garçons
  • C’est 4 % de plus que la première édition de l’enquête chez les garçons et 12 % de plus chez les filles

« Il faut savoir qu’en Estrie, nous sommes déjà en démarche active avec nos partenaires pour améliorer la santé des jeunes du secondaire. Dans les prochaines semaines, nous rencontrerons des groupes de jeunes dans des écoles de la région pour entendre ce qu’ils ont à dire par rapport aux résultats publiés. Nous voulons mieux comprendre ce que vivent nos jeunes estriens. », mentionne la directrice de santé publique Dre Mélissa Généreux.

L’anxiété, la dépression ou les troubles alimentaires guettent aussi les jeunes

  • 20 % des jeunes estriens ont reçu un diagnostic médical d'anxiété, de dépression ou de trouble alimentaire au cours des dernières années
  • Les filles (26 %) sont plus nombreuses que les garçons (15 %) à avoir au moins un de ces diagnostics
  • Chez les garçons cette proportion a augmenté de 6 % et chez les filles de 11 % entre 2010-2011 et 2016-2017

 

Des actions sont déjà mises en place dans le milieu scolaire pour améliorer la santé psychologique des jeunes estriens : « Le Programme HARDIS a été mis sur pied pour les élèves du secondaire. Il vise à leur permettre de mieux composer avec leurs défis développementaux afin de prévenir l’apparition de symptômes liés aux troubles anxieux et à d’autres troubles d’adaptation. » - Julie Lane, Ph. D., M.A., directrice du Centre RBC d’expertise universitaire en santé mentale destiné aux enfants, adolescents, adolescentes et aux jeunes adultes 

L’importance du soutien social

Bonne nouvelle, les jeunes se sentent tout de même soutenus par leur environnement social.

  • 78 % des jeunes estiment bénéficier d’un niveau élevé de soutien social dans l’environnement familial
  • 62 % des jeunes ont un sentiment d’appartenance élevé à leur école, ce qui est plus que la moyenne nationale (59 %)
  • 39 % des jeunes bénéficient d’un soutien social élevé dans leur environnement scolaire

 

Les résultats seront utiles aux responsables des programmes de santé et de services sociaux, ainsi qu’aux intervenants en milieu scolaire. Ils permettront d’ajuster les plans d’action et les interventions visant à améliorer la santé et le bien-être des jeunes.

Saviez-vous?

La détresse psychologique est un état de souffrance émotionnelle caractérisé par des symptômes de dépression et d’anxiété. Elle est utilisée comme un indicateur de la santé mentale d’une population parce que, si elle perdure et s’intensifie, elle est symptomatique de problèmes de santé mentale graves. Source : Institut universitaire en santé mentale de Montréal

Informations complémentaires :


Fichiers complémentaires
Communique_EQSJS_01.pdf

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